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Le chemin vers l'égalité

Anne Boyé

Au cours du XXe siècle les femmes obtiennent le droit de faire les mêmes études que les hommes, de passer les mêmes concours. Pourtant, elles sont, aujourd'hui encore, sous-représentées en mathématiques, domaine dans lequel l'ouverture des écoles à la mixité a provoqué des effets paradoxaux.

Tout au long du XXe siècle, l’institution scolaire a considérablement évolué. Filles et garçons ont les mêmes droits, du moins dans notre pays, quant à l’accès aux connaissances, et, plus récemment, aux diplômes. Pour autant, alors même que dans certaines professions traditionnellement dominées par les hommes, comme la magistrature ou la médecine, les filles sont devenues majoritaires, elles restent massivement sous-représentées dans les « sciences dures », en particulier les mathématiques. 
Pourquoi donc y a-t-il si peu de mathématiciennes ? Les explications sont probablement multiples, mais les normes sociales, les stéréotypes de sexe jouent sans aucun doute un rôle majeur. Les filles intériorisent ces stéréotypes, véritable pierre d’achoppement sur le chemin de l’égalité, selon lesquels cette discipline n’est pas faite pour elles. 
Un regard sur cette histoire récente, celle des grand-mères de nos lycéens et lycéennes, permettra peut-être de donner quelques pistes de réponses.

 

Les pionnières

Dans les années 1950, pour la première fois en France, des femmes avaient suivi un cursus universitaire mathématique à part entière et étaient professeures ou chercheuses à égalité avec leur ... Lire la suite


RÉFÉRENCES

(1) Lebesgue Henri, « Contre la fusion des agrégations de mathématiques masculine et féminine », L’enseignement secondaire des jeunes filles, 47e année, novembre 1928, republié dans la Gazette des mathématiciens, n° 60, 1994.
(2) Prost Antoine, Histoire de lÂ’enseignement et de lÂ’Ă©ducation depuis 1930, nouvelle librairie de France, 1981.
(3) France Anatole, Le jardin d’Épicure, 1895.
(4) Zarca Bernard, « Mathématicien : une profession élitaire et masculine », Les presses de Science Po, Sociétés contemporaines, n° 64, 2006/4.